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La prise d'antidépresseurs double le risque de comportement suicidaire ou agressif.
Plusieurs études cliniques ont montré que la prise d'antidépresseurs doublait le risque de comportement suicidaire ou agressif chez les moins de 18 ans. C’est pourquoi, depuis l'automne dernier, l'organisme américain de contrôle des aliments et des médicaments, la Food and Drug Administration (FDA), recommande aux fabricants et aux prescripteurs de mettre en garde le consommateur des risques d'augmentation de comportement suicidaire ou agressif. Depuis, tant au Canada qu'aux Etats-Unis un avertissement doit désormais accompagner une ordonnance comportant des antidépresseurs.
Ces mises en garde témoignent de certaines inquiétudes vis-à-vis de ces médicaments, surtout quand ils sont pris par des jeunes de moins 18 ans.
La phytothérapie propose des solutions alternatives. Les plantes médicinales à propriétés neurotropes contiennent des substances qui agissent au niveau du système nerveux.
Dans les plantes stimulantes utilisées pour améliorer les états dépressifs, la plus connue est sans aucun doute le Millepertuis (Hypericum perforatum) qui agit comme inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) et en inhibant la recapture de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine au niveau du SNC. Cependant, la prise de Millepertuis est déconseillée avec un certain nombre d’autres substances végétales et chimiques faisant appel à la même voie métabolique.
Pour améliorer les états dépressifs, la Passiflore (Passiflora incarnata) contient des alcaloïdes dérivés de la beta-carboline (harmalol, harmaline et harmine. Harmaline et harmine stimulent la production de sérotonine et l’harmalol est un agoniste des récepteurs GABA. En agissant au niveau des récepteurs GABAergiques, la Passiflore est à la fois anxiolytique et combat l’état dépressif.
Un grand nombre de plantes ont aussi des propriétés neurotropes telles que la Valériane, la Mélisse, le Lotier, l’Eschscholtzia californica, l’Aubépine, le Houblon et d’autres encore… Une alternative est possible.
Alain TESSIER
www.sipf.fr
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