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Pour savoir où l’on va ; il faut savoir d’où l’on vient.
Proverbe chinois.
A l’heure ou notre mode de vie évolue si rapidement que nous en perdons nos principaux repères, de nombreuses interrogations se posent quand à nos habitudes alimentaires modernes et leurs conséquences parfois néfastes.
Peut-être devrions nous méditer plus souvent ce proverbe chinois.
Il y a-t-il contradiction entre le bon sens, celui que nos ancêtres ont su appliquer pour évoluer et transmettre l’instinct raisonné qui nous caractérise, et nos modes de vie moderne, auxquels la mondialisation donne un nouveau coup d’accélérateur ? Prenons dans les cultures alimentaires de chaque peuple, les éléments dans lesquels nous nous reconnaissons : c’est notre évolution qui en dépend.
Au-delà de notre santé, il en va aussi du plaisir de cuisiner pour soi, sa famille, ses amis : c'est la base d'une socialisation réussie.
La vraie mondialisation, n’est-elle pas celle qui doit assimiler la culture de chacun pour en tirer le meilleur et continuer notre évolution intelligente ? Se nourrir n’est pas un acte innocent, ce que nous avons perdu dans notre quête de modernité, notre mémoire inconsciente le sait encore et il nous appartient de lui redonner la valeur qu’elle mérite.
Le Passé n’a pas d’histoire, et le présent pas de futur sans l’intelligence de l’Homme.
Le Craking, vous connaissez?
Pour avoir une belle farine blanche, on enlève le son des céréales complètes… avant de les remettre au prix fort dans des pains dits « complets ».
La composition de la purée industrielle déshydratée et reconstituée n’a plus grand chose à voir avec celle des pommes de terres préparées à la maison, idem pour les frites de type fast-food .
Les fameux nuggets de volaille, dont les aspects sont certes fort sympathiques, vous feront gonfler l’estomac et n’a plus rien de commun avec les poulets de basse-cour de nos anciens.
Il en est de même avec les compléments alimentaires en gélules dont les compositions et les assemblages peuvent laisser perplexes.
Quant aux produits laitiers transformés et enrichis sous des prétextes divers, nous touchons là, bien souvent, à des manipulations qui sont sources de nouvelles allergies et désordres gastriques, en bref « Le CRAKING ». Qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit d’opérer sur l’aliment de base (céréales, sucre, végétaux, fruits…) des transformations importantes pour des raisons de coûts, de facilités de fabrication et de conservation, l’éloignant ainsi beaucoup de son apparence d’origine.
D’autres « manipulations techniques ou chimiques » permettront une reproduction à l’identique des ingrédients originels.
Des cuisses de poulet, des rôtis de porcs, jambons, pâtés, brochettes de viandes ou de poissons sont ainsi « reconstituées »… au risque d’aboutir à des situations qui peuvent devenir dangereuses.
Les allergies se développent allègrement, la faute à la pollution pour une petite partie sans doute, mais surtout à ces modifications de confort industriel.
Ces deux types d’agressions ainsi constituées, il sera bien difficile à notre organisme d’y résister très longtemps.
On nous soignera ainsi avec de nouvelles molécules permettant de combattre celles que nous avons ingéré précédemment, qui seront elles aussi sources de nouveaux désordres.
La boucle est bouclée et la valeur ajoutée, réalisée.
Bref, sous prétexte de correspondre à des goûts préétablis, nos chers industriels fabriquent et transforment nos produits en aliments sans saveurs et sans odeurs afin de satisfaire un maximum de clients potentiels, le goût de l’argent est de loin leur seul objectif et comme l’argent n’a pas d’odeur.
Comment boire de l’eau
Prenons soin d’éviter les sodas
Faut-il boire des litres d'eau ?
Tout dépend de votre constitution, tout dépend de l'état de l'énergie de votre rate et de vos reins, tout dépend du moment.
Selon votre constitution : Vous devez boire modérément et chaud si :
- vous êtes frileux, avec les mains et les pieds froids, tendance à être fatigué, à transpirer peu dans la journée, avoir des selles molles.
- Vous urinez assez fréquemment, clair et en quantité importante. Vous n'éprouvez pas ou peu la soif naturellement (même si vous buvez beaucoup par habitude).
Plus vous avez soif, plus vous avez chaud, plus vous transpirez, plus vos urines sont foncées ou peu abondantes, plus vous souffrez d'une sensation de bouche et gorge sèches, plus vous pouvez boire en quantité.
Mais, nous vous recommandons de boire quand même chaud ou à température ambiante.
Les boissons fraîches ou glacées provoquent tôt ou tard des problèmes de santé même chez une personne de bonne constitution (diabète insipide).
Selon l'état de votre rate et de vos reins : En fait, si votre rate et vos reins sont déficients, ils ne transforment pas correctement les liquides.
Il est alors inutile de forcer le corps qui, pour se débarrasser de cet excès de boissons, vous amènera à uriner de manière importante.
Boire trop est une sorte de « grignotage liquide " qui fatigue l'organisme.
Comment savoir si votre rate et/ ou vos reins gèrent mal les boissons ?
Trois symptômes majeurs vous aident à faire votre propre diagnostic :
- Si vous avez l'impression d'uriner la même proportion que ce que vous buvez.
- Si, très vite après avoir bu, vous êtes obligé d'aller uriner.
- Si naturellement, vous n'éprouvez pas de soif.
Le résultat d'un excès de liquides, contrairement à ce qu'il est dit fréquemment, est de fatiguer le corps ou tout au moins d'affaiblir à terme les fonctions de la rate et des reins.
En dehors de certaines maladies où il est vital de boire beaucoup, les enseignements de la médecine chinoise nous encouragent à suivre sa soif ou tout au moins de s'arrêter de boire si nous urinons beaucoup après l'absorption de liquide.
Selon le moment, si nous buvons au début et pendant le repas, le liquide noie le feu digestif.
C'est comme si nous ajoutions de l'eau dans une poêle chaude alors qu'elle était prête à recevoir les aliments pour les cuire.
Cela a pour conséquence de ralentir le processus digestif et de noyer les sucs digestifs.
La digestion est plus longue et moins efficace, d'autant plus que la boisson est froide.
Si vous souffrez d'un quelconque trouble de la digestion, il est impératif de boire en fin de repas, chaud et sans excès.
En résumé, que faire ? - Sauf maladie, boire à sa soif et sans excès.
- Boire chaud ou à température ambiante (même l'été), - Ne pas boire au début et au milieu du repas, - Finir son repas par une soupe ou une boisson chaude (quantité modérée) - Ne pas boire après les repas pendant les phases digestives, - Boire en dehors des phases digestives des quantités qui ne provoquent pas de mictions abondantes.
Comme tout alimentation, il faut rester raisonnable dans sa consommation d'eau, ne jamais oublier le sel qui permet de fixer les minéraux et oligo-éléments.
Nos ancêtres se sont battus pour la possession du sel et les caravanes de sel existent toujours.
le sel de mer c'est assurer la vie ! ( si seulement nous en avions pris conscience lors de la canicule!)
Nous sommes ce que nous mangeons, mais mangeons-nous vraiment ce que nous aimerions être !
Les particules alimentaires sont nos particules élémentaires, bonnes ou mauvaises, elles influent sur notre comportement et notre santé.
De la sécheresse aride du désert au froid brûlant de l’arctique, notre espèce s’est toujours adaptée à son environnement.
Les rites alimentaires ont, bien entendu, permis cette évolution.
Toutes les tribus ont cherché par leur culture alimentaire, à nouer des liens avec leurs voisins proches ou lointains, les premières expéditions maritimes, les caravanes traversant les déserts et les toundras étaient basées sur des échanges de nourriture contre du matériel divers ou précieux.
Cette situation n’a en fait guère changé de nos jours, si ce n’est la rapidité des échanges, mais, nous le savons tous, le meilleur moyen de lier connaissance reste autour d’une table conviviale.
Tout dans notre histoire indique que les querelles ont toujours fini par des banquets. (Même les aventures d’Astérix le gaulois) Prenons garde à ne pas négliger cet aspect sous peine de retourner à l’état sauvage, isolé dans cette société si riche en communication et si pauvre en échanges sociaux.
À suivre…
LE RIZ D’OR (Frankenstein est de retour)
Derrière deux épaisses portes blindées, un chercheur indien met au point dans un laboratoire philippin un "riz d'or",dopé en nutriments et protéines, qui pourrait sauver l'humanité, selon lui,mais qui est qualifié de "Frankenstein transgénique" par ses détracteurs.
Le débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) "n'a pas de sens", lance le biotechnologiste Swapant Datta.
Le "riz d'or" sur lequel il travaille depuis des années, qui est en effet d'une couleur légèrement jaune, "n'a jusqu'à présent provoqué aucun effet secondaire", assure-t-il depuis son laboratoire de l'Institut international de recherche sur le riz (IRRI).
'Asie et l'Afrique, qui consomment la moitié de la production du riz de la planète, pourraient de toute façon "vouloir accepter certains risques que les pays développés ne sont pas prêts à prendre", ajoute Ronald Cantrell, le directeur général américain de l'IRRI.
"Beaucoup de gens dépensent encore jusqu'à 40% de leurs revenus pour acheter du riz, pas pour des légumes, pas pour de la viande, pas pour l'éducation, pas pour les voyages, pas pour le médecin", lance l'économiste de l'IRRI, David Dawe.
Le "riz d'or" est né après dix ans d'efforts faits par l'IRRI, le secteur privé et des institutions scientifiques nationales.
D'un point de vue scientifique, c'est un petit miracle de la biotechnologie, explique l'IRRI.
La substance bêta-carotène, que le corps transforme en vitamine A, est présente dans l'enveloppe du riz mais pas dans la graine que nous consommons.
L'Institut a "fait migrer" le gène responsable du bêta-carotène dans la graine.
Les scientifiques ont également cloné le gène du soja pour l'inoculer au riz afin d'en augmenter le taux de fer.
Ces mesures, et d'autres plus techniques, ont créé un "super-riz" dopé en vitamines et minéraux essentiels pour la santé des êtres humains, assure M.
Datta, qui précise que le produit sera disponible en Asie dans trois ou quatre ans, une fois que les gouvernements auront adopté les règlements nécessaires sur la bio sécurité.
Il pourrait alors avoir un "impact immense" sur la nutrition de la population asiatique, qui mange du riz au moins deux fois par jour, ajoute-t-il.
L'amélioration de cette graine cultivée depuis plus de 6.000 ans pourrait ainsi pallier la baisse des aides alimentaires mondiales provoquées par les coûts de la reconstruction en Irak et en Afghanistan, assure l'Institut.
"Nous avons de nouveaux outils moléculaires qui vont nous permettre de manipuler des germes qui autoriseront des changements significatifs dans la qualité des protéines, dans la structure des glucides, dans leur type… toutes sortes de changements", exulte M. Cantrell.
"Nous sommes sur le point de réaliser des transformations dont nous ne pouvions jusqu'à présent que rêver".
Est-ce bien raisonnable?
Le Jus de Canneberge
Le jus de canneberge protège le coeur
Le jus de canneberge a un effet protecteur pour le coeur à cause de ses propriétés antioxydantes, conclut un chercheur de l'Université Laval.
Charles Couillard, chercheur à l'INAF (Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels), a rendu les résultats de son étude clinique au congrès annuel canadien de la santé cardiovasculaire, à Calgary.
La consommation quotidienne de jus de canneberge permet d'augmenter le taux de bon cholestérol (HDL) de 8 %, ce qui améliore la circulation sanguine et protège ainsi contre les problèmes cardiaques.
« Les Indiens connaissaient déjà les vertus de la canneberge pour protéger contre le scorbut et les infections urinaires », remarque Charles Couillard.
Son étude clinique ajoute un autre effet bénéfique sur le cholestérol et le coeur à cause de la présence des antioxydants dans la petite baie rouge.
L'étude de Charles Couillard a porté sur 30 hommes ayant un surplus de poids (IMC supérieure à 27 et tour de taille de 90 cm et plus). À la moitié du groupe, le chercheur et son équipe ont demandé de boire du jus de canneberge léger (i.e. sans sucre) durant trois mois.
Les quantités ont augmenté de 125 à 500 ml.
« Avec 250 ml, l'effet du jus de canneberge sur le HDL est intéressant.
Il augmente un peu avec une consommation de 500 ml », explique M. Couillard.
L'autre moitié des « cobayes » a bu un placebo qui avait l'apparence du jus de canneberge.
« Le jus de canneberge n'est ni une panacée ni une thérapie miracle.
Il a un effet préventif, mais à la condition que le reste des bonnes habitudes de vie suivent », prévient le chercheur.
Le jus de canneberge avantagera la personne qui a une alimentation riche en fruits et légumes, et pratique l'activité physique.
Les résultats de la recherche de M. Couillard valent pour le jus de canneberge.
Le chercheur ignore quelle quantité en fruits secs pourrait être aussi bénéfique que le jus.
Dans une prochaine étape, M. Couillard entend mesurer l'effet antioxydant du jus de canneberge sur la capacité des vaisseaux du coeur de se contracter et de se dilater.
La canneberge n'est pas le seul fruit à haute teneur en antioxydants.
«Les bleuets et tous les fruits et légumes foncés en contiennent beaucoup», rappelle Charles Couillard.
Le bon et le mauvais cholestérol
C'est à tort que le LDL (lipoprotéine de faible densité) est qualifié de « mauvais » cholestérol.
Le corps a en effet besoin de quantités normales de LDL pour sa croissance et la réparation cellulaire.
Mais lorsque le LDL est trop élevé, les plaques de lipides s'accumulent sur les parois des vaisseaux sanguins, risquant d'entraîner l'artériosclérose, principale cause des maladies du coeur et des accidents cérébrovasculaires.
Il arrive aussi qu'une plaque de cholestérol se détache et provoque la formation de caillots sanguins qui obstruent la circulation sanguine.
L'obstruction de l'une des artères du coeur entraîne la crise cardiaque.
Le « bon », cholestérol de son côté (le HDL), cholestérol à haute densité, contribue à déloger le LDL des parois des vaisseaux.
Il protège contre l'artériosclérose et les maladies du coeur.
Un équilibre entre les deux types de cholestérol est important pour une bonne santé.
Source: www.cyberpresse.ca
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