HAHNEMANN
Date: Mercredi, 06 Juin 2001 @ 10:01:30 CEST
Article: Homéopathie

Franc-Maçon et Alchimiste, Hahnemann a révolutionné la médecine moderne en regardant l'homme sous un nouvel angle, plus global et plus intégré à l'univers.













HAHNEMANN



Le fondateur de l’homéopathie, Hahnemann, était franc-maçon. Il a été initié le 16 octobre 1777 à la R.:L.: St. Andreas à l’Orient de Vienne. Le Baron de Bruckenthal, gouverneur de la Transylvanie, dont il était le bibliothécaire, fut son parrain. Ce n’est qu’en 1796, en pleine possession de tout le savoir maçonnique et notamment de son approche alchimique, qu’il commence ses travaux sur le " Similia similibus curantur ", principe fondateur de l’homéopathie.

Un médecin homéopathe belge, Jacques Deneef a également commencé un travail sur ce thème et nous allons le citer pour la grande clarté de son texte :

On peut résumer le concept de pathologie générale d'Hahnemann de la manière suivante

  1. Hahnemann suit l'enseignement de Stahl et du chef d'Ecole vitaliste de Montpellier, Paul Joseph Barthez, qui admet une " force vitale " et distingue en thérapeutique trois ordres de phénomènes :
    le phénomène naturel, qui favorise et régularise l'action médicatrice de la nature;
    le phénomène analytique qui décompose en éléments distincts une affection pathologique et combat séparément chacun d'eux;
    le phénomène empirique qui distingue la donnée " imitatrice ", qui détermine une même réaction que la maladie qu'elle guérit, la donnée " perturbatrice " qui lutte contrela maladie par choc contraire, la donnée " spécifique " qui dissipe la maladie par incompatibilité entre la nature de l'affection et la modification apportée au principe vital par le remède. De cette conception médicale vitaliste, Hahnemann offrira une classification de la thérapeutique en trois ordresHoméopathique, Allopathique, Enanthiopathique.
  2. Ensuite il fera une déclaration d'adhésion au concept vitaliste : " Dans l'état de santé, l'énergie vitale immatérielle - Dynamis - animant la partie matérielle du corps humain, règne de façon absolue "
  3. Il aboutit à une affirmation dogmatique " Dieu, le Souverain Conservateur des hommes, ne pouvait manifester Sa sagesse et Sa bonté dans la guérison des maladies qui les affligent ici-bas, qu'en montrant clairement au médecin ce qu'il a besoin d'éliminer dans les maladies pour les annihiler et rétablir ainsi la santé " (par. 17 b).
  4. Il définit ensuite l'organisme humain en tant que doctrinaire vitaliste : " Sans force vitale, l'organisme matériel est incapable de sentir, d'agir et de maintenir sa propre conservation. C'est uniquement à l'essence immatérielle (principe de vie, énergie vitale), l'animant en état de santé et de maladie qu'il doit ses sensations et l'accomplissement de ses fonctions vitales " (par. 10).
  5. La maladie se conçoit comme une " force vitale désaccordée ", c'est la " rupture d'équilibre de l'énergie vitale qui est la cause des maladies " (par. 12), c'est la perturbation du " rythme naturel du principe vital incorporel, dont l'action instinctive domine tout l'organisme vivant " et le " résultat de cette perturbation, représenté par des symptômes est appelé maladie x, (par. 148).
  6. Il s'ensuit, d'après Hahnemann, que la guérison sera le rétablissement de la force vitale, elle " succède à la disparition de l'universalité des signes perceptibles et des symptômes accidentels de la maladie " (par. 17).
  7. Hahnemann rejette toute conception matérialiste car " l'hypothèse matérialiste cherchant à représenter objectivement la maladie naturelle par une materia peccans résidant quelque part à l'intérieur ou à l'extérieur de l'organisme est une pure aberration " (par. 148).
  8. Enfin, en vertu de sa position vitaliste, il aboutit à une négation de l'investigation scientifique en déclarant : " Comment l'énergie vitale détermine-t-elle l'organisme à produire des manifestations morbides, c'est-à-dire comment crée-t-elle la maladie? De telles questions ne sont pour le thérapeute d'aucune utilité parce qu'elles lui resteront éternellement cachées. Le Maître de la Vie n'a rendu accessible à nos sens que ce qui était nécessaire et pleinement suffisant pour la guérison des maladies " (par. 17a).

Fin de citation.

On le voit bien ici, la conception de l’homéopathie est nettement en rupture avec la médecine officielle et marque un net rapprochement avec les idées alchimiques et maçonniques : ce n’est pas la chimie qui régit la vie, mais un principe immatériel issu du Grand Architecte De L'Univers.

Nous ne développerons pas plus avant ce sujet de base, en laissant la paternité à notre frère belge, et nous allons nous concentrer plus sur la dynamisation. Il aura fallu 30 ans de tâtonnements à Samuel Hahnemann pour commencer à entrevoir la puissance de cette technique :

En 1825, (année 29 depuis le début de ses expérimentations), Hahnemann a commencé à regarder ces préparations en tant que des " dynamisations " ou " potentialisations " plutôt qu'en tant que seules dilutions ou atténuations de dose. Dans son article Informations pour le chercheur de vérité (1825, dans Allg. Der Deutschen) il énonce que "pendant des centaines d'années rien n'a été connu de la puissance de beaucoup de substances médicinales brutes. Celles-ci, transformées en une solution, peuvent, par secousses répétées ou par triturations poursuivies longtemps avec de la poudre non médicinale, être travaillées jusqu'à obtenir des remèdes très puissants avec des effets merveilleux... Par trituration (secousse) la puissance médicinale latente est merveilleusement libérée et vitalisée, comme si, une fois libérée des entraves de la matière, elle pouvait agir sur l'organisme humain plus pleinement et intensément. En réalité la dilution est potentialisante et n’est pas uniquement une méthode de fractionnement et d’atténuation, dans lequel chaque partie doit être plus petite que l’ensemble, mais énergisante des puissances médicinales internes en libérant l'enveloppe des forces de la nature, et la substance palpable qui peut être pesée n'entre plus dans cette considération."

Bien qu'aucune explication scientifique ne soit en mesure de prouver ou de nier le bien-fondé de ce traitement appliqué à un remède, il est l'une des plus parfaites applications modernes de principes archi-millénaires. Il est la somme des connaissances les plus intimement liées à l'esprit humain universel. On le retrouve intuitivement dans le plus primitif de nos actes sociaux quotidiens : la poignée de mains que l'on secoue avant séparation pour conserver un peu de l'énergie née de la rencontre avec l'autre! on le retrouve également, bien entendu, dans l’ouverture de la chaîne d’union dans les loges.

Nous sommes bien là dans la plus pure recherche alchimiste, bien loin des théories scientifiques matérialistes. La dynamisation par succussions devient alors l’équivalent du feu alchimique. La transmutation nécessite un long apport énergétique sous la forme d’une ébullition en vase clos. Or, l’ébullition est une agitation de la matière par le feu. Hahnemann la remplace tout naturellement par une longue trituration pour les matières sèches et des secousses brutales et répétées pour les liquides. Ces manipulations impliquent l’homme de l’art comme la surveillance de l’alambic implique l’alchimiste, et cela n’a pas échappé à Rudolph Steiner, fondateur de l’anthroposophie, qui impose une manipulation humaine lors de la fabrication des remèdes. En France, les laboratoires Weleda, qui travaillent selon les principes de Steiner, continuent à dynamiser manuellement. Le médicament n’est plus une simple substance morte, mais un support énergisé fabriqué en conscience, c’est à dire créé avec la participation active de l’homme. L’homme est bien au centre du système homéopathique.

L’homéopathie apparaît non plus comme une simple distribution de remèdes, mais bien plutôt comme une transmission du principe vital du soignant vers son patient ! mais un principe vital ciblé sur un problème précis !

Est-ce que les succussions ne correspondent pas à une transmission de la vie à travers un support inerte ? les battements imprimés aux remèdes sont un peu ceux du cœur, ceux de l’acte d’amour, ceux des plus primitifs unicellulaires vibrant dans leur liquide nutritif. La vie, comme la lumière, est vibration.

Ce qui, à notre époque, va poser deux questions :

  • Est-ce qu’une machine industrielle est capable de transmettre au remède autre chose qu’une succussion passive ? autrement dit, une succussion automatisée peut-elle régénérer l’énergie vitale du patient ?
  • Est-ce que, comme à l’époque d’Hahnemann, ce ne devrait pas être au médecin de procéder lui-même à ce transfert d’énergie ? ou bien y a t’il d’autres phénomènes en action ?

Par le principe même de sa théorie vitaliste, on voit bien se définir le champ d’application de l’homéopathie : il s’agit non de lutter contre un mal extérieur, mais bien de rétablir l’équilibre des forces vitales rompues à un certain niveau. L’homéopathie ne fera pas dormir, ne combattra pas les infections microbiennes, ne fera pas maigrir, ne remplacera pas un organe lésé. Mais elle pourra stimuler les défenses naturelles de l’organisme dans sa lutte contre le stress facteur d’insomnie, contre les agents infectieux, contre les envies incontrôlées de sucreries, contre un dysfonctionnement organique léger. L’homéopathie est une prise en compte de sa santé par une meilleure connaissance de soi-même et, agissant par petites touches et par imitation, rétablit l’équilibre vital.

Un dernier clin d’œil : les trois grands minéraux alchimiques, le soufre, le sel et le mercure sont également trois des plus grands remèdes homéopathiques (sulfur, natrum muriaticum et mercurius solubilis).

Pour conclure, l’homéopathie, malgré ses déviances mercantiles et ses outrances intellectuelles, est arrivée jusqu’à nous, comme une alternative intéressante à la médecine scientifique rassurante mais parfois incompréhensiblement inefficace. Bien sur, ses détracteurs vous parleront de placebo ! peut être, mais soixante pour cent d’efficacité (seuil d’acceptabilité d’un produit), combien de traitements allopathiques s’en satisferaient bien ? et si notre culture scientifique nous fait quand même douter, qui nous dit que cette médecine balbutiante n’ouvre pas une porte vers un champ d’investigation riche de promesse, car qui peut être assez présomptueux pour dire ce qu’est le principe vital qui anime tout ce qui vit dans notre univers ? certainement pas le scientifique, justement !










Cet article vient de OrmeniS
http://www.ormenis.com

L'URL de cet article est :
http://www.ormenis.com/article.php?sid=8